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L’Autisme : C’est quoi ?

Dernière mise à jour : 7 févr. 2025

Introduction


L’autisme… Ce mot, vous l’avez sûrement entendu un peu partout, mais savez-vous vraiment ce qu’il signifie ? Si ce n’est pas encore clair, pas de panique ! Cet article est là pour vous offrir une première approche, simple et accessible. C’est l’occasion de mieux comprendre nos particularités et de découvrir ce qui fait de nous des êtres uniques. Nous parlerons ensemble de ce qu’est l’autisme, de ses causes, et pourquoi il est crucial de saisir l’importance du spectre autistique.


L’Autisme : Un Cerveau Qui Fonctionne Autrement


L’autisme, ou trouble du spectre de l’autisme (TSA), est une condition neurodéveloppementale. Cela signifie que nos cerveaux se développent différemment dès la naissance. Imaginez notre cerveau comme un réseau de câbles branchés de manière unique, ce qui influence la façon dont on perçoit le monde, traite les informations, pense et interagit.

L’autisme ne se résume pas à une simple liste de symptômes. Ces différences se manifestent de manière unique dans la vie quotidienne, chacun de nos profils est unique. Ces particularités peuvent représenter à la fois des défis et des forces, affectant nos interactions et parfois compliquant certaines situations, mais elles peuvent aussi offrir des atouts précieux.


Au cœur de cette diversité, certains aspects restent néanmoins communs entre nous :


Communication et Interactions Sociales


L’une des premières choses qui se remarque chez nous, c’est la manière de communiquer et interagir. Cela se traduit souvent par une communication directe, pouvant ignorer les subtilités sociales ou les attentes implicites.


Ces différences sont liées à la façon dont notre cerveau traite les informations sociales et émotionnelles. Les codes sociaux, comme les expressions faciales, le ton de la voix, ou les gestes codifiés, peuvent être difficiles à comprendre, menant à des incompréhensions. Il est essentiel de comprendre que cette façon de communiquer peut engendrer un sentiment d’isolement ou d’exclusion, mais elle est tout aussi valide et parfois avantageuse.


Cela dit, tout cela varie d’une personne à l’autre. Certains·es peuvent être sensibles aux subtilités sociales, tandis que d’autres peuvent éprouver des difficultés à les comprendre. Cette diversité dans les modes de communication est l’une des caractéristiques qui rend l’autisme unique.


Centres d’Intérêt et Routines


Un autre aspect de nos vies est l'engagement intense dans des centres d’intérêt, parfois très ciblés. Cela peut aller d’une passion pour un sujet précis à des activités qui nous occupent pendant des heures. Ces intérêts, jugés excessifs par certains, représentent pour nous une source de confort et parfois des compétences remarquables.


L’expression "intérêt restreint" peut dévaloriser nos expériences. En revanche, parler d’"intérêts spécialisés" valorise ces expériences et montre qu’elles sont ni anormales ni limitées.


Il est crucial de noter que tous les autistes n'ont pas forcément ces intérêts spécifiques. Les profils varient et ces intérêts ne sont qu'une partie de la diversité de l'autisme. De plus, beaucoup d’entre nous ont besoin de maintenir des routines pour gérer l'anxiété et rechercher une stabilité dans des environnements souvent imprévisibles. Changer une routine peut être très perturbant, ce qui est difficile à comprendre pour ceux qui ne vivent pas cette réalité.


Perception Sensorielle


La perception sensorielle est un domaine où les différences entre nous sont particulièrement marquées. Sons, lumières, textures, douleurs et autres peuvent avoir des intensités très variées. Certains·es peuvent être hypersensibles (perception intense des stimuli ou incapacité à les filtrer), tandis que d’autres peuvent être hyposensibles (perception faible des stimuli ou absence de perception).


Ces différences influencent grandement notre quotidien. Par exemple, certains sons qui peuvent sembler anodins pour la plupart des gens, comme un bruit de fond dans une pièce, peuvent être extrêmement envahissants ou désagréables pour nous. De même, certaines textures de vêtements ou de nourriture peuvent être perçues comme insupportables. À l'inverse, certains éléments sensoriels peuvent être presque imperceptibles, ce qui peut rendre certaines expériences déroutantes pour nous.


Ces différences sensorielles peuvent entraîner un isolement social. En effet, il est difficile pour ceux qui ne les vivent pas de comprendre que certaines situations deviennent inconfortables, voire insupportables, pour nous, provoquant chez nous un mal-être et un sentiment de dévalorisation de notre vécu.


Il est essentiel de souligner que le traitement sensoriel varie considérablement d’une personne à l’autre. Ce qui peut être insupportable pour l’un·e d’entre nous ne le sera peut-être pas pour un·e autre. Ces particularités sensorielles propres à chaque individu illustrent l’importance de considérer l’autisme comme un spectre, où chaque expérience est unique.


L'étiologie de l'autisme : Comprendre les causes possibles


L'étiologie (causes) de l'autisme est un sujet complexe, encore largement étudié. Il n'existe pas une seule cause déterminante, mais plutôt une combinaison de facteurs génétiques et environnementaux. En d'autres termes, l'autisme résulterait de l'interaction de plusieurs éléments qui influencent le développement du cerveau avant la naissance.


Facteurs génétiques


Des recherches montrent que des facteurs génétiques jouent un rôle clé dans l'autisme. Certaines variations génétiques peuvent augmenter la susceptibilité d'une personne à développer un trouble du spectre autistique. C'est d'ailleurs pour cette raison qu'on observe des cas d'autisme plus fréquents au sein de certaines familles, bien qu'aucun gène spécifique n'ait encore été identifié comme la cause unique de l'autisme.


Facteurs environnementaux


Plusieurs facteurs environnementaux ont été associés à un risque accru de développer un trouble du spectre autistique, bien que ces associations varient selon les recherches et les contextes. Ces facteurs sont souvent considérés comme interagissant avec des prédispositions génétiques, ce qui rend la compréhension du développement de l'autisme particulièrement complexe. Certains facteurs environnementaux, tels que l'exposition à des infections pendant la grossesse, la prise de certains médicaments (comme le valproate) ou l'âge des parents, sont parfois associés à un risque accru de troubles du spectre autistique. Cependant, tout comme pour l'âge des parents, les résultats des études concernant certains facteurs environnementaux sont encore débattus au sein de la communauté scientifique.


Il est important de noter que les facteurs environnementaux ne constituent jamais une cause directe de l'autisme. Les facteurs environnementaux peuvent modifier l'environnement cellulaire, influençant l'expression des gènes, ce qui modifie le processus biologique du développement cérébral. Cela montre que l'autisme est un phénomène multifactoriel, où les influences génétiques et environnementales se combinent pour créer un profil unique pour chaque individu.


Les mythes à démystifier


Certaines idées reçues, comme celle qui associe les vaccins à l’autisme, ont été largement discréditées. Les études n'ont trouvé aucune preuve scientifique établissant un lien entre les vaccins et l’apparition de l’autisme. En réalité, la peur des vaccins a été alimentée par une étude frauduleuse publiée en 1998 par Andrew Wakefield, qui a depuis été retirée, et l’auteur a été radié pour faute professionnelle.


Un autre mythe persistant concerne l’impact des écrans sur l’apparition de l’autisme. Bien que certaines études aient mis en évidence une corrélation entre une exposition précoce aux écrans et un risque accru de diagnostic d’autisme, il est crucial de ne pas confondre corrélation et causalité. Les résultats de la recherche actuelle suggèrent que les prédispositions génétiques à l'autisme pourraient augmenter la probabilité d'une exposition accrue aux écrans, plutôt que l'inverse. Les enfants présentant des signes précoces d’autisme pourraient être plus attirés par les écrans, ce qui pourrait être un élément d’explication, de cette corrélation. De plus, des recherches indiquent que des facteurs tels que le sexe et le nombre de frères et sœurs influencent également l'exposition aux écrans. Les études actuelles présentent des limites méthodologiques, et il est essentiel de reconnaître que l'autisme a des origines complexes, incluant des aspects génétiques et environnementaux, sans qu'aucune preuve ne démontre que les écrans en soient une cause.


En résumé, bien que des facteurs environnementaux puissent jouer un rôle dans l’apparition de l’autisme, il est essentiel de s’appuyer sur des données scientifiques fiables pour comprendre ce phénomène et éviter la propagation de mythes infondés.


L’Autisme : Un spectre et des profils uniques


Le terme « spectre autistique » nous rappelle qu’il n’y a pas un seul autisme, mais une multitude de façons de fonctionner. C’est un peu comme une palette infinie de couleurs, où chaque couleur représente l’une ou l’autre d’entre nous, avec des nuances et des particularités qui varient d’une personne à l’autre.

Cela signifie qu’il ne faut pas chercher à nous comparer. Certains diront qu’une personne est "plus autiste" qu’une autre, mais en réalité, cela n’a pas vraiment de sens. Chaque autiste vit son expérience à sa manière, et celle-ci peut fluctuer en fonction des situations. Parler de niveaux d’autisme, souvent définis de manière rigide, comme "haut" ou "bas" fonctionnement, peut être réducteur et ne reflète pas la complexité de nos réalités quotidiennes.


D’ailleurs, on ne parle plus de Syndrome d’Asperger, aujourd’hui inclus dans le spectre, et qui, au contraire de l’autisme de type Kanner, était réservé aux autistes sans déficience intellectuelle ou dits « plus proches de la norme ». Ce concept prend d’ailleurs racine dans le contexte socio-historique dans lequel Asperger a mené ses recherches, notamment le nazisme et la notion d’eugénisme.


L’autonomie


Chez nous, l’autonomie peut varier considérablement d’un jour à l’autre, ou même d’une heure à l’autre. Par exemple, il arrive qu’un matin, on soit capable de gérer plusieurs tâches avec aisance, tandis que le lendemain, la surcharge sensorielle, l'anxiété ou la fatigue peuvent rendre les mêmes tâches très difficiles, voire impossibles à accomplir.


Il est aussi important de souligner que nous fonctionnons très différemment selon les contextes. Dans un environnement calme et adapté, nous pouvons être extrêmement performants sans besoin de soutien, alors qu'une situation imprévisible, bruyante ou stressante peut perturber notre autonomie. Cette dynamique illustre à quel point l'autonomie des personnes autistes n’est pas une constante, régi par une échelle fixe : elle fluctue selon les contextes sensoriels, émotionnels et sociaux notamment.


Petite précision : concernant ma vidéo sur l’autisme, j'ai rapproché l’autonomie des niveaux d’autisme en priorisant le niveau de soutien nécessaire, qui découle de cette évaluation. Cependant, il est important de rappeler que ces niveaux, à l’origine définis comme léger, modéré, sévère, reposent sur deux critères dans l’ADOS :

• la communication sociale

• les comportements répétitifs


Aujourd’hui, de nouveaux outils d’évaluation intègrent d'autres facteurs, comme les troubles associés. Cependant, ces outils restent, pour la communauté autiste, non seulement arbitraires, mais aussi souvent inexactes. Cela est en grande partie dû au fait qu'ils ne prennent pas en compte la diversité des contextes et des facteurs qui influencent nos capacités, comme l'état psychologique, émotionnel, la  diminution des capacités de masking ou encore les fluctuations environnementales, qui varient au quotidien et tout au long de la vie.


Autisme et déficience intellectuelle


Il est crucial de ne pas confondre autisme et déficience intellectuelle. Bien que certains·es d’entre nous puissent présenter une déficience intellectuelle, estimée entre 30 et 40 % selon les études, le reste d’entre nous a des capacités intellectuelles pleinement fonctionnelles, voire supérieures à la moyenne. Cependant, ces chiffres doivent être nuancés, car de nombreux autistes ne sont pas diagnostiqués, souvent en raison de leur capacité à masquer leurs particularités ou parce qu'ils n'ont pas rencontré de difficultés suffisamment marquées pour rechercher un diagnostic. L’autisme affecte notre perception et notre interaction avec le monde (interactions sociales, intérêts, sensorialité, etc.), tandis que la déficience intellectuelle concerne le fonctionnement intellectuel et adaptatif.


Il est également important de souligner que les prises en charge de l’autisme et de la déficience intellectuelle ne sont pas les mêmes et nécessitent des approches adaptées à chaque spécificité.


Une diversité


Les fluctuations de nos capacités, de notre autonomie, et de nos profils cognitifs et sensoriels illustrent l'importance de considérer l'autisme comme un spectre. Bien que nous partagions certaines caractéristiques, la diversité de nos expériences révèle une réalité complexe. Il n'existe pas de modèle unique : chaque personne autiste est différente, et il est crucial de ne pas réduire cette diversité à des catégories rigides.


Dans de prochains articles, et si vous le souhaitez, j’approfondirai l’histoire de la classification de l’autisme, la question du "Syndrome d’Asperger", et les distinctions entre autisme et déficience intellectuelle, pour mieux comprendre les nuances évoquées ici.


Conclusion


L'autisme est un phénomène complexe qui touche de nombreux aspects de notre fonctionnement, notamment la perception sensorielle, la communication, les interactions sociales, ainsi que les intérêts et les routines. Nous avons vu comment il se manifeste différemment chez chaque individu, soulignant l'importance de le considérer comme un spectre riche en diversités et en nuances. Il est crucial de dépasser les idées préconçues sur les causes de l'autisme, souvent faussées par des mythes, pour se concentrer sur des données scientifiques fiables.


Comprendre l'autisme, c'est aussi reconnaître que l'autonomie, la communication, et les capacités sensorielles varient selon les contextes et les individus. Il ne s'agit pas de coller des étiquettes rigides, mais de valoriser cette diversité, et de respecter et soutenir chacun·e d’entre nous en fonction de nos besoins spécifiques.


Dans le prochain article, nous approfondirons des concepts clés comme les fonctions exécutives, la théorie de l'esprit et la cohérence centrale, pour mieux comprendre comment les autistes perçoivent et interagissent avec le monde. Ces explorations mettront en lumière la richesse du spectre autistique.


Rendez-vous dans le prochain article pour explorer ensemble ces dimensions fascinantes !


À bientôt, mes chers fantômes !


🚨 Petite précision : Mes articles comme mes vidéos ne sont pas des vérités absolues, juste un aperçu de ma vision d’autiste sur notre vécu. Les sources que je partage servent à approfondir le sujet, parfois elles collent à notre réalité, parfois pas – et c’est OK, la vérité n’est jamais toute simple ! Je fais de mon mieux, mais je peux me tromper. Donc, si tu vois des trucs qui te dérangent, des erreurs ou si tu as des infos à partager, envoie-moi un message ! Je suis toujours partant pour un échange et pour enrichir ma vision.



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Blog très sympa ;) : https://leblogdepetiteloutre.com/


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